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NEUROATYPIE & SOPHROLOGIE - TSA : comprendre la surcharge et apprendre à repérer ses propres signaux.

Photo du rédacteur: Eva Dupin
Eva Dupin
30 mai
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 sept.

Lorsqu'on parle d'autisme, on entend souvent parler de surcharge sensorielle. Pourtant, la surcharge ne se limite pas toujours au bruit ou à la lumière.


Une journée peut être composée d'une multitude de sollicitations : interactions sociales, changements imprévus, informations à traiter, environnement sensoriel, efforts d'adaptation, émotions…


Lorsque ces sollicitations s'accumulent et dépassent les capacités de régulation de la personne à cet instant, une situation de surcharge peut apparaître.


Et celle-ci ne se manifeste pas nécessairement de la même manière chez tout le monde.


La surcharge peut prendre différentes formes


Certaines personnes peuvent ressentir un besoin urgent de s'isoler ou de réduire les stimulations.


D'autres peuvent devenir plus irritables, avoir davantage de difficultés à communiquer, à réfléchir, à prendre une décision ou à supporter certaines sensations habituellement tolérables.


Chez certaines personnes autistes, une surcharge importante peut notamment contribuer à un meltdown, avec une perte temporaire de contrôle face à une accumulation devenue trop importante, ou à un shutdown, davantage marqué par le retrait et une diminution des capacités d'interaction.


Ces réactions ne sont pas des caprices ou un simple manque de volonté : elles surviennent lorsque les ressources disponibles ne permettent plus de faire face à l'ensemble des sollicitations présentes.


Et avant la saturation ?


C'est justement une question particulièrement intéressante.


Avant d'atteindre une surcharge importante, il peut parfois exister des signaux précurseurs.


Ils sont propres à chaque personne.

Cela peut être, par exemple :

  • une augmentation des tensions corporelles ;

  • une fatigue qui apparaît ou s'intensifie ;

  • davantage d'irritabilité ;

  • une difficulté croissante à réfléchir ou à communiquer ;

  • une sensibilité plus importante aux sons, à la lumière ou au contact ;

  • une envie de s'isoler ;

  • une agitation inhabituelle ;

  • ou simplement la sensation que « tout devient trop ».


Mais identifier ces signaux n'est pas nécessairement évident.


Certaines personnes peuvent prendre conscience de leur état seulement lorsque leur seuil de tolérance est déjà largement dépassé.


Apprendre progressivement à observer ses propres manifestations peut donc permettre de mieux comprendre son fonctionnement.


Le corps peut aussi devenir un point de repère


Comment est ma respiration ?


Est-ce que je serre la mâchoire ?


Mes épaules sont-elles particulièrement tendues ?


Est-ce que mon corps semble agité ?


Quel est mon niveau de fatigue ?


Ai-je besoin de réduire les sollicitations ?


Ces observations ne permettent pas de prévenir systématiquement une surcharge. L'environnement, les circonstances et les possibilités de s'en extraire ne dépendent évidemment pas toujours de la personne.


Elles peuvent néanmoins contribuer à développer une meilleure connaissance de ses propres signaux et de ses besoins.


Quelle place pour la sophrologie ?


La sophrologie n'est ni un traitement de l'autisme ni un substitut à un accompagnement médical ou psychologique lorsqu'il est nécessaire.


Elle peut cependant être envisagée comme une approche complémentaire autour d'objectifs précis.


Dans le cadre d'un accompagnement individualisé, certaines pratiques peuvent notamment permettre de porter davantage attention aux sensations corporelles, d'expérimenter différentes façons de relâcher certaines tensions ou de disposer d'outils utilisables dans certaines situations du quotidien.


Mais il n'existe pas « un exercice de sophrologie pour les personnes autistes ».


L'accompagnement doit partir de la personne, de son objectif et de son fonctionnement, et non simplement de son diagnostic.


Une pratique impliquant de fermer les yeux, de se concentrer longuement sur certaines sensations ou d'utiliser une visualisation peut par exemple convenir parfaitement à une personne et être inconfortable pour une autre.


L'adaptation fait donc partie intégrante de l'accompagnement.


Commencer simplement par observer


Il n'est pas nécessaire de savoir immédiatement interpréter chaque sensation.


On peut commencer beaucoup plus simplement :

Qu'est-ce que je remarque dans mon corps en cet instant ?

Puis :

De quoi aurais-je besoin maintenant ?


Parfois, apprendre à mieux s'écouter commence simplement par ces deux questions.


Vous êtes concerné(e) par un TSA et souhaitez découvrir comment la sophrologie pourrait s'intégrer à vos besoins ?


Je propose des accompagnements individualisés au cabinet La Bulle Arc-en-ciel à Marmande ou en visio depuis chez vous, notamment autour de la gestion du stress et des émotions, du sommeil, des tensions et du bien-être au quotidien.


Chaque accompagnement débute par un temps d'échange permettant de déterminer votre objectif et d'adapter les pratiques à votre fonctionnement.



Close-up view of a serene meditation space with soft lighting


 
 
 

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